Dans l’imposante édition des Lettres de Céline que publie la Bibliothèque de la Pléiade (Gallimard, 2009), Simenon est cité deux fois – deux fois seulement, serait-on tenté de dire –, au détour d’une lettre adressée à Albert Paraz, à propos de la mort inexpliquée de l’éditeur Robert Denoël (assassiné le 2 décembre 1945 à Paris, près de la place des Invalides).
« Je vois qu’on ramone beaucoup l’affaire du mystère Denoël, écrit Céline le 6 février 1950. C’est pas fini. Ah les Lenôtre 2000 ils auront du pain ! C’est drôle il me racontait souvent ses débuts à Paris. Il venait de Belgique, belge comme Simenon, et tous les deux au même cancan Paris-Midi. Ils rédigeaient leurs échos sur la même table de bois blanc face à face. Ils venaient à la conquête de la Capitale… Rastignacs belges ! tous les deux ! C’est comme des coureurs les Rastignacs belges ils font souvent équipe, ainsi Waleffe-Croisset… etc. Simenon est sorti du “journal” pour le roman mystérieux policier… avec le succès que tu sais, et c’est Denoël qui est parti crever précisément (pas au pour, au vrai) dans l’assassinat mystère. » (On sait, bien sûr, que le journaliste mondain Maurice de Waleffe et le romancier Francis de Croisset, l’auteur de La Féerie cinghalaise (1926), étaient d’origine belge.)
On doit à Paul Yonnet un des essais littéraires les plus remarquables publiés en France en 2009 : Le Testament de Céline (Éditions de Fallois). Bien entendu, conformément au titre, il y est surtout question de l’auteur du Voyage au bout de la nuit, mais de nombreux autres écrivains y sont évoqués, en particulier Rabelais, Chateaubriand, Vigny, Nerval, Zola, Mauriac, Malraux, Bernanos ou Camus. Sans oublier Simenon. Qui a droit à deux apparitions élogieuses. Page 23 d’abord : « Mais un Maigret raté vaut dix suspenses américains réussis, ficelés qu’ils sont dans leurs paquets standardisés, que l’on dévide comme des rouleaux de papier-toilette, impeccablement, jusqu’à la dernière feuille, sans risquer de se tacher les doigts. Je n’ouvre plus Simenon que pour cet instant d’atmosphère, toujours le même : tout s’arrête ; tout est oublié ; il pleut et on se fiche du reste. » Puis à la page 198 : « Naturaliste, puisant le principe de sa contre-rhétorique dans le principe même de la rhétorique, l’amplification, d’un lyrisme oratoire, classique donc, Céline est aussi, tout comme Zola, un écrivain de la crise. En cela, Céline, comme Zola et aussi Georges Simenon, manifeste et incarne jusqu’au paroxysme le trait le plus remarquable du roman français, si on le compare au roman anglais […] »
Livre présenté sous coffret et accompagné d’une carte-postale.
Illustration de Benoît Sokal.
Préface d’Alain Demouzon.
Lecture de Jean Fabre.
Étude de Danièle Latin : "Céline et Simenon, deux repères géants dans l’histoire du roman français du xxe siècle"
Benoît Sokal est scénariste et dessinateur de bande dessinée. Il apprend les bases de son art à l'Institut Saint-Luc de Bruxelles. C'est en 1978 que le mensuel de BD (À Suivre…) publie les premières aventures de son héros, l'inspecteur Canardo.
Prix TTC : 10,00 euros
ISBN : 9782507002800
Format : 12 x 18,5 cm
Nombre de pages : 184
Université de Picardie (C.E.R.R.) Avec l’Université de Liège (Centre d’études Simenon)
La postérité littéraire de Georges Simenon
Vendredi 23 avril 2010
4e Journée d’études « Georges Simenon » organisée par l’Université de Picardie Jules Verne sous la responsabilité de Bernard ALAVOINE
Bibliothèque Louis Aragon – 50, rue de la République 80000 AMIENS Université de Picardie (C.E.R.R.) et Université de Liège (Centre d’études Simenon)
Note d’intention
Dans son blog du 12 octobre 2007, Pierre Assouline écrit à propos du dernier roman de Patrick Modiano, Dans le café de la jeunesse perdue, que « si Georges Simenon a un héritier en langue française, c’est bien Modiano ». Consacré en 2003, puis en 2009 par La Pléiade, mais aussi par l’ensemble des institutions littéraires, Georges Simenon est aujourd’hui une référence pour la littérature du vingtième siècle. Au fil des ans, le romancier est devenu un classique incontournable et son œuvre se prête à des rapprochements et des parallèles : c’est pourquoi les Cahiers Simenon ont consacré deux volumes à ce sujet en 2003, puis en 2008 *. Des convergences ont pu être ainsi établies avec des écrivains comme Albert Camus, Jean Giono ou des auteurs de romans policiers comme Stanislas-André Steeman, qui ont été les contemporains de Simenon. Dans différents entretiens, le père de Maigret dit avoir été inspiré par les grands romanciers du dix-neuvième siècle, notamment par Balzac, mais aussi par des romanciers russes comme Gogol ou Dostoïevski. Aujourd’hui, on peut légitimement se demander si les romans de Georges Simenon ont à leur tour influencé des romanciers du XXe ou XXIe siècle. On pense tout d’abord à la silhouette du célèbre commissaire qui a pu générer de nombreuses figures d’enquêteurs en France, mais aussi à l’étranger : les innombrables héros de séries policières tournées pour la télévision, des enquêtes du commissaire Bourrel dans les années 60 aux séries actuelles en passant par l’inspecteur Colombo ou encore le commissaire Derrick doivent quelque chose à Maigret… Mais Georges Simenon est aussi et surtout un romancier « tout court », l’auteur des cent dix-sept « romans durs » dans lesquels le célèbre commissaire n’apparaît pas. C’est peut-être dans cette partie de l’œuvre que l’on va trouver les romans les plus forts de Simenon : nul doute alors que ces derniers ont pu peser sur d’autres romanciers de notre époque. Certains, comme Patrick Modiano, s’en réclament ouvertement et saluent l’écriture de Simenon, son choix du mot juste ou la création d’une atmosphère. D’autres n’ont jamais « avoué » ou mesuré une filiation, mais a posteriori, des rapprochements peuvent être établis avec leur œuvre, soit dans les thèmes d’inspiration, soit dans l’économie de l’écriture que l’on accorde généralement à Simenon. On peut imaginer aussi que Georges Simenon ait pu inspirer aussi d’autres créateurs : cinéastes, photographes, dessinateurs et scénaristes de bandes dessinées. La postérité littéraire de Simenon existe bien et l’on souhaiterait, au cours de cette journée d’études, explorer quelques pistes, montrer quelles formes d’influence l’œuvre de Simenon a pu générer, tout en sachant que cet « état des lieux », vingt ans après la disparition de l’écrivain, est inévitablement provisoire.
Bernard Alavoine
UPJV – CERR
* Les Cahiers Simenon, publiés par "Les Amis de Georges Simenon", Bruxelles, "Rapprochements et parallèles" n° 17, 2003, et "Rapprochements et parallèles II", n°22, 2008.
[...] pour l’heure, le comédien fait la promotion de Jusqu’à l’enfer , un téléfilm (d'aprèsLa Mort de Belle) qui, dit-il, lui tient aux tripes et au coeur. (Diffusion sur FR2, le 4 décembre2009)
Pourquoi avoir accepté ce “terrible” projet ? J’accepte un rôle quand l’histoire me plaît. Si le personnage me touche, me bouleverse, m’interpelle, c’est encore mieux. En ce qui concerne Jusqu’à l’enfer, Denis Malleval (le réalisateur) qui m’avait vu au théâtre me voulait pour le rôle de Simon. Etre désiré par Denis et servir un scénario de Jacques Santamaria, adapté de Georges Simenon, c’était une belle adéquation ! Un personnage sombre dans un film dramatique, c’est une première pour vous… Je n’ai pas dit oui parce que le rôle était dramatique. Je n’ai pas été atteint par le syndrome Tchao Pantin. Je ne suis pas le comique qui veut son rôle dramatique. J’ai été attiré par l’histoire qui m’a bouleversé. Simon est sur le fil du rasoir. Innocent, coupable… J’ai joué Simon comme s’il était innocent, mais on peut penser qu’il est coupable. Peu importe. Ce qui intéressait Georges Simenon et Denis Malleval, c’est le cheminement du personnage, son chemin de croix sans rédemption au bout. Appréhendiez-vous le tournage ? C’est un rôle quasi mutique, basé sur l’écoute. Avoir l’oreille, c’est pour moi la première qualité qu’un acteur doit avoir. Donc, pour être juste, j’écoutais bien mes partenaires. Techniquement, j’appréhendais moins de jouer ce personnage que certains rôles comiques qui demandent une sacrée dynamique !
Que saviez-vous de Simenon ? Je ne l’ai pas découvert avec ce film. Je suis un dingue de Simenon depuis longtemps. Quand j’avais quatorze ans, j’ai découvert l’alcool dans mes nombreuses sorties. Je rentrais à des heures indues avec un coup dans le nez. Un jour, mon père qui trouvait ce comportement grotesque m’a dit : «Tu sais ce que c’est l’alcool ?» Il m’a donné à lire un roman de Simenon, Feux rouges. Ce livre m’a marqué sur l’aspect morbide et la solitude infinie que peut entraîner l’alcool. Je n’ai pas arrêté de picoler, mais grâce à ça, je me suis mis à lire Simenon. J’étais heureux qu’on me propose en tant qu’acteur de jouer un personnage de cet auteur qui m’a toujours accompagné.
Extrait de l'interview d'Isabelle Inglebert. Télécable Sat Hebdo.
L’adaptation nouvelle de La Mort de Belle dont nous avons précédemment annoncé la réalisation, sera diffusée sur
France 2, le vendredi 4 décembre à 20 h 35.
Téléfilm de Denis Malleval (France 2009). Scénario de Jacques Santamaria d’après La Mort de Belle, 90 mn. Avec bruno Solo (Simon Andrieu, Delphine Rollin (Christine), Yvon Back (le procureur), Jean-Louis Foulquier (le Dr Jussieux), Jacques Spiesser (le capitaine Vallin).
Belle, une étudiante anglaise, est retrouvée morte étranglée chez les Andrieu, le couple d’amis qui l’hébergeait dans la banlieue d’Orléans. Simon, qui était resté chez lui le soir du meurtre, devient le principal suspect.
Difficile d’adapter les « romans durs » de Georges Simenon, à fortiori La Mort de Belle qui, selon l’écrivain belge, évoque « l’incapacité de l’homme à communiquer avec d’autres hommes ». Jacques Santamaria a su recréer l’atmosphère oppressante et désespérée du livre en transposant habilement l’intrigue de la classe moyenne américaine de l’immédiat après-Seconde Guerre mondiale à la bourgeoisie française de province, très chabrolienne, des années 2000. S’il n’est pas parvenu à alléger la dimension psychanalytique du roman, le scénariste a développé avec brio la piste du « complexe de classe » du héros, fils de boulangers qui s’est élevé par le mariage mais n’a jamais été accepté par la « bonne société ».
Bruno solo, impressionnant pour son premier grand rôle tragique, est l’incarnation parfaite de cet « homme banal » cher à Simenon, capable de faire ressentit avec toujours plus d’acuité ses tourments intérieurs alors qu’il se réfugie dans le silence. Dommage que la réalisation de Denis Malleval ne fasse pas toujours preuve de la même sobriété...
Samuel Douhaire, Libération du 25 novembre 2009, n° 3124.
« La Carterie artistique et cinématographique » propose un vaste choix de cartes postales représentant des affiches de cinéma. Parmi celles-ci, nous découvrons de nombreux films inspirés des romans de Georges Simenon dont voici les titres encore disponibles :
EDC 0159 En cas de malheur1,37 €
EDC 0615 La Vérité sur Bébé Donge1,14 €
EDC 0858 Le Baron de l’écluse1,14 €
EDC 0865 Le Chat1,14 €
EDC 0104 Le Sang à la tête1,14 €
EDC 0601 Le Sang à la tête1,14 €
EDC 0622 Les Inconnus dans la maison1,14 €
EDC 0107 Maigret tend un piège2,44 €
EDC 0603 Maigret voit rouge1,22 €
EDC 0805 Monsieur La Souris1,14 €
ABF 0020 L’Homme de Londres4,12 €
ABF 0030 La Marie du port3,66 €
CPS 0042 Monsieur Hire9,45 €
PYR 8459 En cas de malheur4,57 €
N.B. :
Les prix sont établis en fonction de la rareté. Les frais de port ne sont pas inclus.
Les cartes sont tirées à 250 ex.
Une série de titres supplémentaires sera disponible en mars 2010.
En cas de commande : ne pas effectuer de paiement à l’avance. Règlement par chèque ou virement à réception des envois.
La Carterie artistique et cinématographique, BP 30, F-47480 Pont du Casse.
Consacrés au monde judiciaire, les Cahiers 23 (160 p.) sont récemment sortis de presse. Le thème est exploré par des simenoniens avertis ainsi que par des professionnels du droit. En voici le sommaire :
Georges SIM L’Affaire Douhard. « Croquis d’audiences »
Jean-Baptiste BARONIAN L’affaire Jaccoud, un roman que Simenon n’a pas écrit
Michel CARLY Faites entrer l’accusée : Maigret/Simenon face à la justice
Jean-Luc LEDOUX La Mort d’Auguste. Une succession
Michel LEMOINE Préliminaires à une étude du monde judiciaire et des notaires dans les romans signés de pseudonymes
Roger LORENT À propos de Lettre à mon juge
Paul MERCIER Les prises de position de Simenon contre la peine de mort dans les « Dictées »
Alain STROWEL Lettre à mon juge : la perte du sens à travers le procès et son impossible transmission par la narration
« Mon premier souci a été de montrer la grande variété des interrogatoires conduits par Maigret en permutant trois critères, la bouteille de cognac bien sûr, le bureau de Maigret ou non, et la décision de procéder ou non à un interrogatoire.
Hier, 20 octobre 2009, j’ai entendu un juge d’instruction parler lui aussi, de botte secrète, pour évoquer, avec humour, son souci de respecter son “invité”.
Avec un commissaire Maigret ni confesseur ni trop gentil, c’est toujours, comme dans les romans durs, “l’homme nu”, qui est sur la sellette. L’offre du verre de cognac rend-elle parfois cette souffrance psychique plus supportable pour le lecteur ? Elle reste indissociable du regard, lucide et prévenant, que porte le commissaire sur ses semblables. »
Paul Mercier
À Cognac, au festival POLAR & CO.Paul Mercier décrit le rôle étonnant de l’eau-de-vie dans le travail du héros de Simenon
Quand le commissaire Maigret cuisine au cognac
À l’occasion d’un consistant hommage rendu au père de Maigret, le week-end des 18 et 19 octobre, Polar & Co révèle un « détail qui tue », passé jusque-là inaperçu aux yeux des spécialistes les plus aguerris. Tout le monde a en mémoire « une bière et des sandwiches » commandés par le commissaire au moment d’attaquer un interrogatoire douloureux. Mais personne n’avait repéré le rôle subtil joué par le cognac dans cet exercice de style.
Un dessin inédit de Jean-Philippe Mercier, le fils de l'auteur (non retenu pour la publication) où l'on retrouve la pipe et le cognac sur le bureau de Maigret... (Reproduction DR)
Un ingrédient universel
Fin connaisseur de l’univers de Simenon, notre ami Paul Mercier est tombé dessus un peu par hasard.
Cet universitaire en psychologie sociale et clinique a signé en 2003 Les Chemins charentais de Simenon, au Croît Vif. En rédigeant Cognac Story, son éditeur François Julien-Labruyère l’avait sondé sur la place de l’eau-de-vie charentaise dans l’œuvre de l’auteur belge.
Paul Mercier avait remarqué quelques références, peu marquées. La relecture des Maigret l’a amené sur une nouvelle piste. Dans son bureau, ce bon Jules dispose d’un placard avec un lavabo, un miroir et... une bouteille de cognac. Il en fait usage dans des instants cruciaux, avec une fréquence qui ne doit rien au hasard : une vingtaine d’occurrences entre 1951 et 1972.
Une étude du Liégeois Jacques Sacré sur les vingt-deux alcools les plus fréquents dans les Maigret confirme cet indice. Additionnées, les mentions du cognac (8,2 %) et de sa consommation en fine ou fine à l’eau (10,4 %) donnent au cognac la deuxième place, derrière le calvados (22 %) mais loin devant le whisky (7 %).
C’est le reflet d’une époque où l’alcool britannique n’avait pas encore conquis la France, mais aussi le choix, selon Paul Mercier, d’un « mot-matière », un ingrédient universel connu partout dans le monde.
« Un geste fraternel »
L’universitaire en a tiré un essai de près de 90 pages, quand même, qui s’absorbe d’une traite.
« Le verre d’alcool facilite le passage aux aveux d’un criminel repentant qui va enfin se mettre à table. Il soulage l’alcoolique en état de manque. Il offre une ponctuation dans une confession qui commence à durer, en permettant de faire le point à mi-parcours. Mais aussi, il réconforte dans un moment de détresse et de souffrance et tient alors de l’acte humanitaire plus que du simple geste de courtoisie mondaine », décrit Paul Mercier.
Pour « cuisiner » ses interlocuteurs au cognac, Maigret dévoile différentes recettes.
L’usage le plus fréquent intervient avec les aveux d’un suspect. « Le verre de celui qui vient d’avouer symbolise la coupure d’avec l’humanité ordinaire et, paradoxalement, lui offrir un verre est un geste presque fraternel de reconnaissance, un signe de maintien de son statut humain », analyse Paul Mercier.
Oublié à l’écran
Il arrive au commissaire de ne pas servir son « hôte », ou de se servir seul. Pour mieux se fondre dans la peau de ses proies, ou affronter sa nervosité face à un cas difficile, Maigret se sert aussi parfois discrètement. « Jamais on ne trinque ensemble. On imagine que Simenon écrivait en série. Ce ne sont pas des clichés. À chaque fois, il se renouvelle », apprécie Paul Mercier.
Cet aspect, qu’il est déconseillé d’apprendre dans les écoles de police, a été oublié dans les multiples adaptations à l’écran.
Une bonne raison pour se replonger dans « le plaisir de lire et relire » les textes originaux, selon Paul Mercier.
N.B. : Ce livre est édité par Le Cercle noir. Il est destiné à être offert et ne peut être vendu.
Nous avons cependant négocié un accord de participation au frais avec l’éditeur et sommes heureux de vous informer que nos membres en règle de cotisation 2009 recevront un exemplaire de ce bel ouvrage à l’occasion de notre prochain courrier.
Des exemplaires supplémentaires peuvent être obtenus. Frais de participation gestion, emballage et port : France 9,50 / Europe 11,50 €.
POLAR & CO, 32 rue Grande, 16100 Cognac / Tél : 05 45 82 54 80 & www.cerclenoir.com