jeudi 12 juillet 2012

Conférence à Châteaudun

Le 9 octobre 2012, dans le cadre des "Conférences sur la littérature française du XXe siècle", Olivier Macaux fera un exposé sur "Le monde romanesque de Georges Simenon".
Le lieu UTL de Châteaudun.

http://www.olivier-macaux.org/agenda-des-conferences/details/354-le-monde-romanesque-de-georges-simenon

mardi 19 juin 2012

Simenon sur FR5

ATTENTION : 

La diffusion de l''émission consacrée aux maisons suisses de Simenon précédemment annoncée sur FR5 pour le 30 juin est avancée au dimanche 24 juin à 22 heures.

lundi 18 juin 2012

Simenon en numérique

Pour la première fois, depuis le 14 juin dernier, les amateurs de Georges Simenon peuvent lire ses romans sur leur liseuse ou leur iPad.
Les Éditions Omnibus proposent, pour l'été, 41 romans en version numérique, mêlant les enquêtes du commissaire Maigret et les "romans durs".
À la fin de l'année, 100 autres romans viendront enrichir ce catalogue.
Pour cette édition, les maquettes des couvertures ont été spécialement dessinées, et on y retrouve les couvertures originales.

Les indications de lieu et de date, comme les orthographes particulières (notamment celle des noms propres) voulues par Georges Simenon, sont mentionnées et conformes au manuscrit original.
Un résumé de présentation permet d'introduire chaque roman, complété par la liste des principales adaptations télévisuelles et cinématographiques.

Une maison, un écrivain, sur FR5

 Le samedi 30 juin, dans l'émission "Une maison, un écrivain" (19h55),  FR5 diffusera un documentaire de Marie-Christine Gambart consacré aux maisons suisses de Simenon.

Trois maisons, trois époques.
Tout d’abord Echandens, que Simenon habite lors de son arrivée en Suisse. Un imposant château, confortable et solide, à l’image de la famille à laquelle Simenon est attaché.

Puis ce sera la maison d’Epalinges, dont il a lui-même dessiné les plans , une pyramide coiffant sa réussite sociale où l’auteur écrira ses derniers romans.

Enfin, son dernier refuge dans une rue de Lausanne : la "Maison rose", coincée entre deux immeubles, à la façade presque aveugle. L’écrivain a alors rejoint ses personnages, "cette foule de petites gens, engoncés dans des vies étroites".

mardi 29 mai 2012

Claude Cancès : Les Seigners de la Crim'


Après Histoire du 36 quai des Orfèvres et Histoire du 36 quai des Orfèvres illustrée avec Charle Diaz, l’ancien directeur de la PJ parisienne récidive avec Les Seigneurs de la Crim’.
Ce nouveau volume retrace l’histoire d’un des services les plus prestigieux du Quai des Orfèvres à l’occasion d’un anniversaire : la Brigade criminelle a 100 ans !
Dans ce parcours, rares sont les chapitres dans lesquels il n’est pas question de Georges Simenon ou de Maigret. Nous en sommes prévenus dès les premières pages où nous trouvons cette citation de Jules Maigret placée en exergue :
« S’il n’avait pas une haute idée des hommes et de leurs possibilités, il continuait à croire en l’Homme. »

Claude CancÈs, Les Seigneurs de la Crim’, Paris, Éditions Jacob-Duvernet, 270 p., 19,90 €.

lundi 28 mai 2012

Daniel Filipacchi


Le célèbre patron de presse de Salut les copains à Paris Match, aujourd’hui âgé de 83 ans, nous livre ses souvenirs dans un roman (?) : Ceci n’est pas une autobiographie.
Parmi les innombrables person­nalités rencontrées on trouvera Georges Simenon qui fait l’objet d’un court chapitre « Simenon à Terre-Neuve ». Il y relate le séjour de deux semaines qu’il fit en 1941 à Fontenay-le-Comte, en compagnie de Pierre Léaud, le père de Jean-Pierre, l’acteur fétiche de François Truffaut dont on se souvient dans Les 400 Coups. Filipacchi avait alors 13 ans et cela peut expliquer les quelques imprécisions de son témoi­gnage. Nous noterons notamment : « La maison baptisée Terre-Neuve était grande, pas très originale... » ; Il y lit des « livres publiés sous pseudonymes par exemple Les Dossiers de l’Agence O... [sic] ».
Il côtoie Tigy « qui passait son temps en culotte et en soutien-gorge » et lui fait penser à la maîtresse d’école qu’il aurait aimer avoir, « un peu style Simone de Beauvoir » et Boule, la cuisinière « qui parlait sans cesse de Marc ».
Simenon lui offre un exemplaire sur grand papier (1/50 pur fil vélin Lafuma) de Liberty Bar avec une superbe dédicace datée du 7 novembre 1941 au « garçon bien sain et bien droit qu’il est ».
Filipacchi, malgré son admiration pour son « écrivain préféré », conserve le souvenir d’« un homme assez ennuyeux et presque pitoyable » !

Daniel Filipacchi, Ceci n’est pas une autobiographie, Bernard Fixot, 2012, chap. « Simenon à Terre-Neuve », pp. 61-67, 20,90 €.

mardi 27 mars 2012

Sur les pas des écrivains. Balade à Nice et dans les Alpes-Maritimes


Le dernier né de la très belle collection « Balade » des Éditions Alexandrines nous entraîne cette fois «sur les pas d’un écrivain», à Nice et dans les Alpes-Maritimes.

Plus d’une trentaine d’auteurs sont présentés par un lettré local ou par un spécialiste.

Ce volume, le quarante-deuxième de la collection, nous présente ainsi un choix d’écrivains nés ou ayant séjournés dans cette merveilleuse région.

Nous retiendrons parmi eux : Romain Gary, Jean-Marie Gustave Le Clézio, Didier Van Cauwelaert, Henri Bosco, Apollinaire, Louis Nucéra, Gaston Leroux, Patrick Modiano, Jacques Audiberti, Jacques Prévert, Jean Cocteau... et Georges Simenon dont les « Séjours dans les Alpes-Maritimes » sont ici présentés en quelques pages érudites et illustrées par notre ami Paul Daelewyn (pp. 186-191).

Éditions Alexandrines, Balade à Nice et dans les Alpes-Maritimes sur les pas des écrivains, n°42, 2012, 300 p., 21,50 €.

lundi 26 mars 2012

Michel Lemoine, Lumières sur le Simenon de l’aube. 1920-1931

Annoncé depuis longtemps, cet album de notre Ami Michel Lemoine vient de paraître aux Éditions liégeoises du Céfal.

Ce magnifique ouvrage répond à un triple dessein qui se double en fait d’une triple mise en lumière.

Reproduire les couvertures des romans de jeunesse de Simenon publiés sous divers pseudonymes et devenus aujourd’hui rarissimes. À quelque collection qu’appartiennent ces fictions, leurs couvertures, naïves ou de grande qualité, œuvres parfois de véritables artistes généralement méconnus, méritent toute notre attention.

Offrir, en écho à L’Autre Univers de Simenon, du même auteur, une nouvelle anthologie de ces textes d’apprentissage qui forment la préhistoire du romancier. Cette fois l’accent est mis, non sur les stéréotypes ou sur l’originalité relative des citations, mais bien sur le rapport entre texte et image, chaque texte retenu voulant être celui qu’illustre la couverture correspondante.

Enfin, mettre en évidence, année après année, les faits les plus marquants d’une période particulièrement féconde, mais encore relativement peu connue, de Simenon. Sur ces faits et, quand c’est possible, leur mise en relation avec la production du romancier en herbe, Michel Lemoine, dont on a rarement pris la rigueur et la sagacité en défaut, apporte un éclairage basé sur ses recherches les plus récentes et non sur des rumeurs invérifiables.

Livre cartonné de 257 pages. Céfal, 30 €.

jeudi 22 mars 2012

Omnibus : L'Intégrale des Romans durs



Avec ses « romans durs », selon sa propre expression, Simenon a voulu donner une dimension supplémentaire à son imaginaire romanesque, trouver un espace de liberté hors du cadre rigide et confortable des enquêtes de son commissaire pour assouvir sa véritable ambition: peindre 1’homme « nu », sans fard, avec ses faiblesses, ses lâchetés, ses rêves.

Dégagé des contraintes strictes de la narration policière (le crime, l’enquête), Simenon va explorer des terres nouvelles en utilisant le matériau que sa propre expérience lui apporte, au gré de sa construction personnelle : sa Belgique natale et ses brumes, l’Afrique coloniale, qu’il visite dans les années 1930, Paris, la Vendée, puis après-guerre les États-Unis... À lire les romans durs dans l’ordre de leur parution, on peut discerner les époques successives de ses préoccupations d’homme et de romancier.

Au reste, peut-on parler de romans policiers en parlant de ces romans durs ? Certes, le crime est souvent à la source du récit, mais l’enquête n’en est pas forcément le ressort. Ce qui intéresse l’auteur, ce sont les conséquences de ce crime sur le destin d’un individu. Simenon s’attache à son personnage plongé dans une crise, le dénude, montre sa fragilité et les ressorts de cette fragilité – jusqu’au dénouement, implacable et logique.

De 1931 à 1972, Simenon écrira 117 romans durs – autant de destins, servis par une prose dépouillée, sans afféterie, et tous tendus par une même quête : la vérité humaine. Plus que des romans, une œuvre.


Le volume 1 regroupera les romans des années 1931 -1934

Le volume 2, ceux de 1934-1937


Les Éditions Omnibus publient l’intégrale des Romans durs de Georges Simenon. Les deux premiers volumes paraîtront le 29 mars, les tomes 3 à 6 le 5 avril. Les six derniers volumes seront publiés en 2013.

N.-B.: Simultanément Omnibus publie un intéressant petit fascicule hors commerce de 48 pages, préfacé par Michel Carly, qui présente succinctement les "117 romans durs". Ce fascicule est offert par le libraire.

mardi 28 février 2012

Romans des femmes


Dans ce recueil de dix romans les éditions Omnibus présente les figures féminines les plus fortes et les plus singulières de l'univers simenonien...

Y sont réunis :

La Nuit du carrefour, 1931
La Veuve Couderc, 1942
La Fenêtre des Rouet, 1945
Le Temps d'Anaïs, 1951
Marie qui louche, 1952
En cas de malheur, 1956
Strip-tease, 1958
La Vieille, 1959
Betty, 1961
La Prison, 1968


Paris, Omnibus, 2011, 1088 p., 27 €.