L’influence de Marcel Grancher et de Georges Simenon sur les ambitions littéraires de Frédéric Dard
Comment un jeune apprenti comptable, pauvre et en rupture de scolarité, est-il devenu, par le biais du journalisme, un romancier qui ambitionne de conquérir un large public ? A 17 ans, pour oser des ambitions littéraires, il trouve un appui indispensable chez deux aînés qu’il admire, Georges Simenon et Marcel Grancher. Il y puisera la force de réaliser ce rêve incroyable : devenir l’homme-sandwich de la littérature, annoncé dans sa nouvelle : « Vie à louer ».
La dernière publication des Amis de Georges Simenon vient de sortir de presse.
Bibliographie illustrée des écrits sur Georges Simenon publiés en langue française
Cet ouvrage de Michel Schepens comporte 140 pages.
Dans le chapitre I, sont recensés tous les ouvrages de langue française consacrés à l’œuvre et à la personne de Georges Simenon.
Cet inventaire est assorti des illustrations à l’échelle 1/3, des couvertures ou jaquettes des éditions originales ainsi que de toutes les mentions qui précisent les contributions et autres données de nature bibliographique. Sont intégrés dans ce premier chapitre quelques publications hors commerce, des tirés à part issus de périodiques et divers dossiers pédagogiques.
Le chapitre II présente un choix de catalogues d’expositions consacrées à Simenon ou à son œuvre.
Dans le chapitre III sont réunis des catalogues de ventes publiques ou de librairies de livres anciens.
Le chapitre IV est dévolu aux principaux numéros de revues intégralement (ou en très grande partie) dédiés à Simenon.
Le chapitre V recense les publications simenoniennes périodiques de langue française qui ont Simenon pour thème unique.
Quant au chapitre VI, il regroupe quelques ouvrages de fiction, romans ou récits, dans lesquels Simenon est l’un des personnages nommément cité ou, dans les romans à clef, un personnage masqué.
Ne sont pas repris les innombrables articles dispersés dans la presse généraliste ou littéraire non plus que les thèses universitaires et les pastiches.
Nouvelle adaptation en français du roman de Georges Simenon.
Mise en scène de Johan Simons.
Du vendredi 8 au samedi 16 octobre – 20h15 – Théâtre de la Place
Relâche les dimanche et mercredi.
Charles Alavoine a assassiné sa maîtresse : le verdict est rendu. Mais en prison, et face à sa conscience, l’homme condamné adresse une longue lettre à son juge, dans le but unique d’être compris par ce dernier. Son enfance grise, ses deux mariages sans éclat, l’omniprésence maternelle et surtout le tourbillon passionnel provoqué par la rencontre avec celle qu’il a tuée. Charles retrace méthodiquement son parcours. Pour restaurer sa vérité, terriblement humaine.
Porté à la scène par Johan Simons et magistralement interprété par le comédien Frank Focketyn – qui l’a adapté spécialement en français –, Lettre à mon juge fait résonner au théâtre le verbe de Georges Simenon.
Soirée Simenon le vendredi 15 octobre.
Dès 19h, introduction au spectacle par Jacques Dubois, spécialiste du romancier liégeois et Laurent Demoulin, responsable du Fonds Simenon de l’Université de Liège. Après la représentation, table-ronde réunissant plusieurs spécialistes de l’œuvre de Georges Simenon – Benoit Denis, Jean-Louis Dumortier et Michel Lemoine – ainsi que le dramaturge Jeroen Versteele et le comédien Frank Focketyn.
Claude Chabrol n’est plus, et avec lui c’est tout un pan du cinéma français qui s’écroule. Réalisateur emblématique de la nouvelle vague, il aura marqué de son empreinte 50 ans de cinéma. Quels que soient les genres abordés, c’est avec délectation qu’il fustigeait la bourgeoisie et traquait l'hypocrisie, les coups bas et la bêtise. En cela, il rejoignait Georges Simenon dont il a signé deux des meilleures adaptations jamais faites de ses romans, Les Fantômes du chapelier et Betty.
Fin juillet, lors d’une interview, il annonçait le tournage de son 54ème film pour l’an prochain : « C’est un Simenon que j’avais envie de tourner depuis longtemps : L’Escalier de fer. Sans doute l’un des livres les plus noirs de Simenon. J’avais très envie de le faire, mais j’avais peur… Je me disais que les gens allaient se suicider en sortant… » Kernews, Radio locale bretonne.
Bruno Crémer est décédé le 7 juillet à l’âge de 80 ans. Pendant 14 années, le comédien aura été l’un des interprètes les plus convaincants du commissaire Maigret. Au cours des 54 épisodes réalisés, il a «dépoussiéré» le personnage créé par Georges Simenon, lui a donné un côté moins petit bourgeois et lui a insufflé une dose d’humour narquois.
Bruno Crémer avait été admis au Conservatoire national supérieur d'art dramatique et faisait partie de ce fameux groupe appelé « Cuvée 1952 », celle dont faisaient partie Jean-Paul Belmondo, Jean-Pierre Marielle et Jean Rochefort. Il avait débuté au théâtre en 1953 et rien ne laissait supposer qu’il ferait carrière devant la caméra, avec 84 films. Il a tourné pour de grands réalisateurs tels Costa-Gavras, Claude Lelouch, Claude Sautet, mais aussi Luchino Visconti ou William Friedkin pour la version américaine du Salaire de la peur où il reprenait le rôle joué par Charles Vanel dans le film d’Henri-Georges Clouzot. Il a aussi été la vedette du tout premier film réalisé par les frères Dardenne, Falsch ; c’était en 1987. Les Amis de Georges Simenon se souviendront de l’homme affable et un tantinet timide qu’ils avaient rencontré lors d’une séance d'hommage à Georges Simenon qui s'est tenue le 23 novembre 2002 à l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique. Il y avait été interviewé par son secrétaire perpétuel, Jacques De Decker.
En 35 ans de carrière dans la PJ parisienne, Claude Cancès a tout connu ; de la Mondaine à l’Antigang en passant par la Crim’ avant de devenir le patron du 36, quai des Orfèvres. Dans ce livre, il nous raconte l’Histoire et les histoires de la police parisienne : la bande à Bonnot, les affaires Stavisky, Petiot, Ben Barka, Markovic puis les affaires qu’il a eu à traiter, Empain, de Broglie, les Irlandais de Vincennes, les attentats de 1995...
L’ouvrage est d’emblée placé sous le signe de Simenon, on s’en serait douté, avec cette phrase placée en exergue :
« Les hommes de la Crim’ ne se prennent pas au tragique. Ils n’essaient pas de ressembler à des héros de romans... Ils ne parlent jamais d’intuition ni de flair. À plus forte raison le mot génie est-il étranger à leur vocabulaire ? Non ! Ce sont de gens de métier. »
Georges Simenon, 1933
On retrouve d’autres allusions simenonniennes tout au long du livre. Ainsi, lorsqu’en 1975 Claude Cancès débarque à la Criminelle : « Je m’attends à croiser Maigret à l’étage ou dans le grand escalier. Dans les polars de Simenon, c’est un solitaire ce gars-là. Il fait son bonhomme de chemin, l’air de rien, la pipe au bec. Débonnaire. Et il aboutit toujours. En fait, le boulot, ce n’est pas tout à fait ça. On ne bosse jamais seul à la Crim’, on y bosse nuit et jour et le succès n’est pas toujours au rendez-vous. »
Envisageant le prochain déménagement avec un brin de nostalgie, l’auteur note que « pour bosser avec des moyens modernes, il faudrait que Maigret change de site », que « [...] les ordinateurs ont ici remplacé la légendaire pipe de Maigret » et enfin, qu’il est question de déménager le « bureau de Maigret ». C’est en effet un sujet d’actualité...
La revue Études marnaises de la "Société d'agriculture, commerce, sciences et arts du département de la Marne" (Hôtel du Vidamé, 13, rue Pasteur, BP 180, 51009 Chalons-en-Champagne), publie dans son tome CXXV de 2010 une intéressante étude de Sylvain Mikus :
Le Charretier de La Providence : Georges Simenon et son commissaire Maigret dans la Marne en 1930.
pp. 301-313. Cette communication illustrée est complétée par un "Index des toponymes cités dans Le Charretier de La Providence"
Interviewé par Didier Jacob dans Le Nouvel Observateur, le grand écrivain catalan Enrique Vila-Matas confie :
— J'écris un nouveau livre, Docteur Finnegan et Monsieur Hire, Joyce et Simenon. Finnegan et Hire, c'est Jekyll et Hyde, ce sont les deux extrêmes également radicaux de la littérature. D'un côté, la langue de la difficulté, avec Gaddis et Pynchon, de l'autre, Hire, la littérature commerciale dans le meilleur sens. Je ne sais pas encore si ce sera un essai ou un roman.
Le Nouvel Observateur du 29 juillet au 4 août 2010, n° 2386.
Une exposition de photographies de Daniel Langendries, « Le Paris de Simenon », sera présentée à la médiathèque de Manosque du 8 juillet au 31 août 2010.
On se souviendra que, dans nos Cahiers Simenon n° 9, Traversées de Paris, (1996), étaient illustrés de huit photos hors texte de cet artiste.
Quelques vitrines présenteront des éditions anciennes de Georges Simenon.